Parce que le Puy-en-Velay renferme tant de trésors… La rédaction vous emmène en balade, à la découverte de ces monuments chargés d’histoire. L’occasion pour nous de nous pencher sur ces détails architecturaux qui racontent à eux seuls les siècles passés…

 

Place Saint Clair – 12ème siècle.

Petite par sa taille, mais grande par son importance, la Chapelle Saint Clair d’Aiguilhe est une parfaite illustration de l’art roman Auvergnat. Classée d’ailleurs Monument Historique depuis 1889, tant son architecture si particulière raconte à elle seule milles histoires, elle s’inscrit dans un corpus de monuments auvergnats tels que la célèbre Cathédrale Notre-Dame du Puy, la basilique Saint Julien de Brioude, ou encore La Chapelle de Saint Michel d’Aiguilhe. Située dans une cuvette formée par le mont Anis, au pied du piton volcanique du rocher Saint Michel, cette chapelle appartenait à l’origine à l’hôpital des Pauvres d’Aiguilhe, et était située dans l’enceinte fortifiée de la ville. On peut deviner l’emplacement des anciens remparts grâce aux traces encore visibles sur le sol. Construit au 12ème siècle, en pierre de taille et arkose recouverte d’ardoise, ce petit bijou architectural nous offre à contempler des ornements qui feraient pâlir les plus grands monuments !

 

Porte Saint Georges

Rue saint Georges – 13ème siècle.

Autre porte de la ville classée Monument Historique depuis 1923, qui a vu sa campagne de construction commencer en 1237, la Porte Saint Georges appartenait, elle, à la deuxième enceinte servant à protéger le haut de la ville et ses bâtiments emblématiques. Donnant le passage à la rue du même nom, elle était l’ultime rempart protégeant les merveilles architecturales que représentent le cloître ou la Cathédrale. Un rempart d’une épaisseur de plus de 3 mètres, sur lequel subsiste encore l’emplacement de gonds, laisse imaginer l’envergure de la porte qui se trouvait là, et les moyens qui étaient nécessaires pour la manipuler ! Mais parce que toute peine mérite salaire, l’ouverture de la porte Saint Georges offrait bien des récompenses, en laissant alors l’accès à d’autres merveilles architecturales : le Cloître de la Cathédrale, la Statue Notre-Dame, et le Grand Séminaire.

 

L’église du Collège

2-6 Rue du Bessat – 17ème siècle.

Située au cœur de la vieille ville, non loin de la Place de la Mairie, l’Église du Collège que nous connaissons tous sera notre premier point d’arrêt dans cette balade architecturale ! Inauguré le 24 décembre 1628, mais terminé seulement en 1636, le monument a marqué, dans le contexte historique du 17° siècle, une importance toute particulière. En effet, son architecture témoigne de la volonté des Jésuites, ordre alors en pleine expansion, de donner une nouvelle image de l’Eglise auprès des fidèles. Avec un style architectural emprunté à la renaissance italienne, on remarque le parti général du plan, la qualité des proportions de l’élévation, et la belle exécution de la construction, qui mettent en lumière l’esprit d’invention et le talent d’un artiste, dont l’influence fut décisive sur l’évolution de l’architecture religieuse au 17e siècle. Le jésuite Etienne Martellange, architecte de cette construction, mais aussi peintre de renom, travaillera sur de nombreux autres collèges et églises, et laissera par ailleurs une très grande œuvre iconographique qui éclaire encore aujourd’hui l’histoire de nombreuses villes.

 

La Tour Pannessac

Rue Pannessac – 13ème siècle.

Classée aux Monuments historique en 1897, cette grande dame est le vestige de ses 18 autres sœurs jumelles, aujourd’hui disparues, qui marquaient jadis les différents points d’entrée de la ville fortifiée. C’est aux évêques de la ville que l’on doit aujourd’hui cette merveille, qui appartenait à un système plus vaste encore de double enceinte : une première ligne de fortification protégeant le cœur de la ville, l’autre destinée à sauvegarder les grands monuments, dont la Cathédrale. Construite en pierre volcanique, elle résista à l’époque à nombreux assauts… mais ne céda jamais ! A ses 6 siècles d’existence, on ne peut qu’admirer la beauté de l’ouvrage brillant par sa robustesse. Point de repère emblématique pour tout ponot qui se respecte, impossible de ne pas passer les portes de la ville sans l’admirer… mais point de peur il n’y aura pas de gardes à l’entrée !

 

Hôtel de Johanny de Marminhac

6 rue Courrerie – 16ème siècle.

Cachée entre la Place du Plot et la Place de la Mairie, cette bâtisse du 16ème siècle est toute aussi mystérieuse qu’elle n’est discrète. Sa tourelle circulaire laisse imaginer un magnifique escalier intérieur couvert d’un ciel vitré. Aucun moyen d’y accéder malheureusement, mis à part par la pensée… ou en connaissant le maître des lieux !

On admire toutefois volontiers cette petite merveille cachée, mais toutefois grande incontournable de la ville, qui à chaque contemplation, nous laisse imaginer les siècles passés et leurs histoires.