Fine lame de la Haute-Loire

Présenter Mickael Moing en un mot ? Humble. Car avec autant de talent entre les mains, plus d’un serait tenté de se voir géant… ! « Mick », comme ses copains l’appellent, c’est d’abord une gueule. Des yeux dans lesquels on plonge, des mains qui savent travailler, et un sourire à en faire pâlir plus d’une ! 

 

Né en 1971 à Clermont-Ferrand, c’est bien du sang Auvergnat qui coule dans ses veines. Après un bac agricole décroché à Villefranche, et avec une passion prononcée pour la nature et les grands espaces, Mickael Moing vit d’abord de petits boulots partout en France… D’un élevage de chèvres en Bretagne, il passe à une carrière de près de 10 ans dans les sports d’été (kayak, escalade, canyoning…). C’est finalement en 1991, avec la chaudière à bois de son père, qu’il commence à forger « des machins qui ressemblaient de loin à des couteaux ».

 

À l’époque pas d’internet ni de tutoriel. Il essaie, réessaie, teste, casse, et recommence. La passion naissante deviendra finalement quelques années plus tard, en 1998, son métier. Revenu alors en Auvergne pour tenir le gîte d’étape de Saint Privat d’allier en famille, il consacre ses hivers à améliorer et perfectionner sa technique, et présente ses premières créations en 2003, au Salon Coutellia de Thiers. Couteaux fixe ou pliants, pour ramasseur de champignons ou chasseurs aguerris… Mickaël devient peu à peu un véritable artisan ! 

 

Lame Damas et Mamouth, Couteau Piemontais, Pliant, Djeen’s,…. Pardon ? Tant de termes et d’expressions qui nous sont étrangères, mais qui sonnent et résonnent avec passion dans la bouche de Mickael. Avec ce vocabulaire technique – largement à la hauteur de la sienne ! – chaque description nous emmène bien loin et nous transmet un peu de l’étincelle qui brille dans les yeux de ce coutelier artisanal qui sublime chacune de ses pièces.

 

On peut le lire dans ses grands yeux bleus… cet amour de la lame ! Derrière ce faciès de rockeur au grand cœur se cache un homme amoureux des beaux matériaux et du rustique. Des lames précises, des manches chauds, et une passion palpable la main à peine posée sur l’objet. 

 

Car de l’amour il y en a dans ces réalisations… et il n’est pas du genre à bâcler le travail, bien au contraire ! Cet altiligérien, que vous avez peut-être déjà croisé au camp des forgerons du Roi de l’Oiseau, n’hésite pas à partager son savoir-faire à cette occasion ! Et parce qu’une passion ne suffit pas dans la vie, Mickaël n’hésite pas à restaurer, quand le temps le lui permet, de vielles machines à quatre roues. Un travail herculéen mais qui ne fait pas peur à cet homme toujours plein de ressources, aussi amoureux des belles mécaniques. 

Riche d’un talent comme en découvre rarement, Mickaël transforme et sculpte des matériaux bruts, et crée des pièces originales et uniques. Un tour sur ses réseaux et l’on se rend compte bien vite de l’étendue de ses compétences… Un travail méticuleux, rigoureux, alimenté toujours par une imagination sans limite, qui lui faut des participations à de prestigieux salons français et internationaux, comme le plus grand salon du monde – s’il vous plaît ! –, le « Blade Show » à Atlanta, en juin 2019 !

 

Si d’aventure vous vous intéressez à ses créations… N’oubliez pas la tradition ! Pour vaincre tout risque de trancher les liens d’amour ou d’amitié entre celui qui offre et celui qui reçoit, le dernier prendra grand soin de donner, en échange symbolique, quelques pièces au premier !