100% Made in Haute-Loire

Depuis déjà quelques années, vous n’avez pas pu les rater ! Les bouteilles de La Vertueuse se sont fait une belle place parmi les références de votre caviste préféré, et ont conquis nos tables. Verveine, menthe, fraises et framboises sont transformées et déclinées en liqueurs, tisanes, et sirops. Le portrait de la belle Vertueuse, et l’évocation de nos Sucs dont nous sommes si fiers, annoncent toute une gamme de produits 100% naturels, locaux, et authentiques ! Rendez-vous non loin d’ici, à Yssingeaux, pour rencontrer Stéphane, Sébastien, Benoît et Anthony !

 

CALQ : Qui êtes-vous ? D’où venez-vous ?

Benoît : Nous sommes un groupe de 4 copains d’enfance, originaires d’Yssingeaux et de Haute-Loire – « du coin ». On se connait depuis que l’on est en maternelle.

 

CALQ : Comment est née l’idée de développer la Vertueuse ?

Benoît : On avait envie de se lancer dans un projet tous les quatre, et l’idée nous est venue en buvant une verveine. On faisait le constat que cette verveine-là que nous aimons, cette verveine de nos grand-mères, allait disparaître. C’est une recette qui allait se perdre, inéluctablement. Et on s’est dit « Pourquoi ne pas la refaire nous-même ? ». Cette idée, c’était fin 2015. On a planté nos premiers plants de verveine au printemps 2016, et nous avons produit nos premières bouteilles en juillet.

 

CALQ : Vous avez fait le pari d’une production totalement naturelle et maîtrisée de A à Z ? 

Benoît : Oui, pour nous dès le départ, c’était une évidence. Quand on a démarré, on ne voulait pas simplement transformer un produit, tout simplement parce que lorsque tu maîtrises ta matière première, tu es certain de ton produit fini. On voulait obtenir un produit naturel, sans colorant ni conservateur, fidèle à notre projet, et surtout ne pas transiger sur la qualité ! Toutes nos plantes (verveine, menthe) sont cultivées le plus simplement possible, sur notre terrain juste à côté du labo. Aucun transport, aucun délai de livraison. On n’a qu’à passer le pas de la porte ! 

 

CALQ : Comment est-ce qu’on apprend à maîtriser ce type de production ? C’est un pari un peu fou pour quatre jeunes qui ne sont pas du milieu !

Benoît : Tout s’apprend ! Pour nous, ça s’est fait au fur et à mesure, et aujourd’hui encore, nous sommes en train de perfectionner notre technique et nos équipements. On a repris les recettes de nos grand-mères, telles quelles, et nous avons fait plusieurs tests. Sur une vingtaine d’essais au début, on a ajusté les doses de sucre, de plantes, et on est finalement tombés d’accord sur une recette qui se rapprochait le plus possible de ce que l’on voulait.

Quand on a commencé, avec nos trois cuves remplies, on était vraiment enthousiastes ! Et puis on s’est rendu compte qu’on n’avait pas de technique efficace pour le filtrage… On a essayé avec les moyens qu’utilisaient nos mamans et nos grands-mères, mais on a vu que ça ne fonctionnerait pas pour une production à cette échelle. Alors on s’est équipé, on a ajusté nos techniques, au fur et à mesure que l’on apprenait de nos erreurs. On fait beaucoup de salons gastronomiques, pour partir à la rencontre de nos clients, faire découvrir nos produits, mais aussi rencontrer d’autres professionnels qui nous conseillent. Ce genre d’évènement c’est super ! On échange, on apprend… On est entre passionnés ! 

« On est tous les quatre attachés à cette terre, et on ne pensait pas s’installer ailleurs qu’ici. »

 

CALQ : Fait en Haute-Loire, par des altiligériens ! Vous vous êtes tout de suite dit « On va s’installer ici à Yssingeaux » ? 

Benoît : On est tous les quatre attachés à cette terre, et on ne pensait pas s’installer ailleurs qu’ici. On bénéficie d’une qualité de vie exceptionnelle. C’est un endroit parfait pour nos plantations ! On n’utilise aucun pesticide sur nos cultures, et on a la chance que la verveine soit une plante très robuste. En étant installés à 900mètres d’altitude, ça permet aussi de limiter beaucoup les risques de maladie. C’est génial de pouvoir travailler de chez soi, de ne pas avoir à partir loin, ni de passer des heures dans les transports en commun. Et puis ici on peut s’entourer de personnes de confiance, que l’on connaissait déjà ou que l’on a rencontrées… et qui ne sont pas loin ! Notre graphiste est à 500 mètres, notre imprimeur aussi est à Yssingeaux. Même les packs en carton pour nos bières sont fabriqués à Lapte !

 

CALQ : C’est rare et précieux de pouvoir se lancer dans un tel projet, et de le développer localement, et au-delà !

Benoît : Quand nous nous sommes lancés dans ce projet, les premiers à nous avoir fait confiance ont été des gens d’ici ! Des restaurateurs, des cavistes, des épiceries fines… Ce que nous aimons avec ce genre de collaborations, c’est la proximité. Quand vous allez dans une cave, le patron pourra vous parler de chacun de ses produits, vous conseiller, et c’est ce côté humain qui fait la différence ! Aujourd’hui on est très présents sur les salons gastronomiques, ou sur les marchés de producteurs en Haute-Loire, mais aussi à Clermont-Ferrand, Paris, Annecy. C’est une fierté de faire découvrir nos produits, et ça nous permet de conserver ce lien en rencontrant nos clients directement ! On les invite dans notre magasin aménagé à côté du labo, pour nous rencontrer, et découvrir nos produits à l’occasion des visites que l’on organise l’été pendant la période de production ! La satisfaction de nos clients, c’est pour nous la plus belle des récompenses.

 

CALQ : C’est déjà la troisième saison, la troisième récolte, pour La Vertueuse. Quel regard portez-vous sur cette aventure ? Sur vos produits ?

Benoît : On est tous les quatre très fiers d’avoir mené à bien ce projet ! Avec La Vertueuse, on voulait moderniser cette image un peu poussiéreuse, un peu vieillotte de la verveine. Et arriver à la décliner en liqueur, en tisanes, en sirop, mais aussi en bière ! Ça a été un vrai défi de trouver chaque jour de nouvelles solutions, de se réadapter, pour aboutir à un produit que nous aimons, et que les gens aiment aussi !