Un projet ambitieux au service de la santé !

Anna Rousset est une de ces femmes dynamiques et engagées, qui font de leur métier une vraie passion. En la rencontrant et surtout en l’écoutant, on peut se rendre compte à quel point le projet qu’elle a mûri et qu’elle porte depuis plusieurs années, n’est pas seulement ambitieux, mais aussi en phase avec son temps et avec l’évolution des mentalités concernant l’accessibilité aux soins. Le « Pôle santé de la gare » au Puy-en-Velay verra le jour d’ici un an et, au-delà d’un complexe architectural très technique, s’inscrit une démarche de coordination des soins et une envie de faire avancer les choses !

 

CALQ : Comment est né ce projet de Pôle santé ?

Anna Rousset : Ce projet est né d’une volonté de coordonner les soins entre professions de santé. Cela existe depuis une quinzaine d’années environ et a été mis en place à l’époque par les professionnels de premier recours : généralistes, pharmaciens ou kinésithérapeutes… Les pouvoirs publics se sont rendu compte que lorsque l’on coordonnait les soins et qu’il y avait échange entre les professions de santé, on constatait une amélioration significative de la qualité de prise en charge du patient.

 

CALQ : Qui vous a accompagné dans la réalisation de ce pôle ?

Anna Rousset : Pour le développement du projet immobilier, nous avons travaillé avec le cabinet Boudignon et avec Ingrid Kugel, qui a été très investie dans le projet. Il a fallu qu’elle s’adapte à toutes ces professions de santé qui répondent à des normes d’hygiène et de sécurité strictes. Chacune d’entre elles a des demandes bien spécifiques. Le bâtiment fait 2000 m² et se décompose en deux ailes distinctes, sur 3 niveaux.

 

CALQ : Et comment s’est fait le choix du lieu ?

Anna Rousset : On a beaucoup réfléchi à comment allait s’organiser la ville suite à la déviation et l’entrée du Puy se faisant à ce niveau, on a décidé de s’implanter là. Beaucoup de patients viennent également de loin, Lozère, Ardèche ou bien des villages aux alentours du Puy, donc ça leur permet une bonne accessibilité. On a la chance aussi d’avoir la Mairie qui nous autoriserait à avoir des arrêts Tudip, ce qui permettrait aux patients de venir plus facilement. On aura aussi un parking de 50 places, avec 30 premières minutes gratuites.

 

CALQ : Avez-vous répondu à une forte demande en créant ce Pôle ?

Anna Rousset : Oui, d’abord au niveau d’un cabinet de 6 infirmiers, d’une pharmacie et d’un kinésithérapeute généraliste. On a aussi une ergothérapeute, originaire de Lyon et qui est très investie dans ce projet. C’est une profession que les patients ne connaissent pas encore bien. On a un cabinet de cardiologie très dynamique et qui travaille beaucoup sur la remise en forme. On a également une psychomotricienne, une sage-femme, une psychologue et un kinésithérapeute spécialisé en pneumo-cardio. Aujourd’hui, il nous manque encore des généralistes et dentistes. On a vraiment une équipe motivée et qui a envie de faire quelque chose de novateur dans la santé.

 

CALQ : Quels sont vos atouts en termes d’équipement et de capacité d’accueil ?

Anna Rousset : On aura une grande salle de réunion de 35 m², qui sera équipée en matériel de télémédecine. Petit à petit, on veut pouvoir faire des vidéo-conférences entre professionnels de santé et patients ainsi que leurs aidants. On doit pouvoir aider les gens qui sont isolés à pouvoir accéder comme les autres aux soins. Ce projet est soutenu par la Fédération des Maisons de Santé qui a l’expérience sur le terrain et qui confirme que le patient est mieux pris en charge. Notre idéal serait d’être rejoints par de jeunes médecins généralistes, qui comme leurs patients, bénéficieront d’une meilleure qualité de soins et de service. On a une phrase qu’on aime beaucoup et qui est « Aucun de nous ne sait ce que l’on sait tous ensemble », je trouve que ça résume bien l’histoire de notre Pôle de santé. On a tous des connaissances dans nos domaines respectifs et finalement tous ensemble, on est plus forts.