Le Satanis MobGang, c’est une bande de potes fadas de vieille mobylettes, de balades au grand air et toujours prêts à faire la fête. Ils se définissent eux-mêmes comme des rebels-trentenaires-looser qui perdent à chaque fois dans les courses contre les scooters. Ils ont entre 20 et 40 ans et ce qu’ils aiment par-dessus tout c’est se marrer ! Nous avons eu le plaisir de rencontrer Satan et Le Diacre autour d’une mousse pour nous parler de leur Gang, de sa naissance, des weekend apéro-bricolage et de leur soirées endiablées !

Parlez-nous de la naissance du Satanis ?
Satanis MobGang : L’idée nous est venue en 2015 lors d’un apéro itinérant pendant des vacances en Espagne. Pendant que les filles faisaient les magasins, nous faisions les bars ! À ce moment-là, certains avait déjà des mobylettes, et on s’est dit qu’on devrait monter une asso’ !
Le nom est venu très vite, un peu comme une illustration de notre crise d’adolescence à retardement. On écoute beaucoup de Rock, dont des artistes tournés sataniques qui font peur aux vieilles dames !
Et puis on voulait aussi faire un petit clin d’œil au pays, au mont Anis, aux anciens ! À l’origine, on n’était pas vraiment parti dans l’idée de créer une association à proprement parler, l’idée était plus de se créer une petite caisse pour financer nos pièces et nos travaux.
Aujourd’hui nous sommes 14 alors c’est rassurant d’avoir un cadre légal. Et puis la mob’ c’est contagieux, alors un copain, deux copains, trois copains… ça va vite !
Est-ce qu’en bon Gang qui se respecte vous avez des règles ?
Satanis MobGang : Il faut avoir goûter de l’essence au moins une fois, surtout par inadvertance. On siffle et on crie dans les tunnels, et on est obligé de prendre tous les autostoppeurs que l’on croise. Même si c’est compliqué on se débrouille ! On fait toujours signe aux motards que l’on croise, et ils nous répondent à chaque fois c’est plutôt cool. Il faut avoir une veste en jeans avec notre nom écrit dessus, des pin’s..! On tourne l’image du motard en dérision !
On n’a pas encore de cri de guerre ou de signe de ralliement mais ça va venir. En revanche on a un insigne : une tête de petit chat à l’envers avec des clefs plates croisées. On a voulu pousser le concept de l’absurde jusqu’au bout ! D’ailleurs, notre leitmotiv c’est “Mobylette, Satan et petits chats”. Du logo à l’état d’esprit c’est un peu n’importe quoi, notre règle d’or c’est de se marrer ! Après, on essaie de faire en sorte de n’embêter ni de ne gêner personne.

Quelles sont les qualités principales pour un membre du Satanis ?
Satanis MobGang : Bien entendu il faut déjà avoir une mob… Chacun est libre de faire ce qu’il en veut ! Il faut savoir se débrouiller avec un tournevis, parce que « Mobylette mal préparée fini dans le fossé ». La volonté d’apprendre et l’entraide sont primordiales !

Quelles sont vos activités favorites après la mobylette ?
Satanis MobGang : Encore une fois la plus forte reste de faire n’importe quoi ! Sinon on aime bien les sorties luges l’hiver, des concours de pétanques… On va souvent pique-niquer, chacun prend du saucisson et une bouteille de vin ! Mais on ne peut pas tout vous dire… Ce qui se passe dans le Satanis reste dans le Satanis ! (rires)
Bricoler nos bécannes est aussi un passe temps assez important ! On passe souvent nos week-end ensemble à faire ça ! Et quand on a un soucis, on va voir “Le Docteur”. C’est la dernière personne à pouvoir nous fournir les pièces nécessaire, et il est de très bon conseils, aussi bien pour l’homme que pour la machine !

Comment élaborez-vous les surnoms des membres du Gang ?
Satanis MobGang : Au début, on voulait se nommer avec des grades ecclésiastiques, et puis finalement on chacun à fait comme il veut ! Par exemple, moi c’est Satan, lui c’est Le Diacre, il y a aussi La Truite… C’est drôle et ça nous permet de garder une part de mystère sur nos identités.

Comment se passent vos sorties ?
Satanis MobGang : On se limite à un périmètre de 100 km autour du puy. Généralement on part en Ardèche, là où il a des petites routes avec de beaux paysages et des plans d’eau ! On n’a pas vocation à avoir une conduite sportive ! On roule à peu près à 40 km/h, c’est un peu ridicule, mais on profite des chemins des nouveaux espaces ! Certains membres sont plus demandeurs de challenge, alors on va organiser une sortie plus hardcore, comme l’ascension du Mont Ventoux, à mobylette, sans assistance, sans rien !

Un souvenir marquant ?
Satanis MobGang : On est parti à Saint-Martial l’an dernier, et on a voulu faire une photo tout en haut d’un col avec le retardateur, un combi allemand s’est arrêté et une dame a tenu à nous aider en prenant la photo elle-même! Une autre fois, en Italie l’un de nos membres s’est fait doubler par un cycliste, sur du plat! Il nous arrive même de faire la course avec des scooter mais on perd à chaque fois… C’est un peu notre côté rebels-trentenaire-looser !
Tous ces souvenirs illustrent le contact que l’on a avec les gens, c’est souvent drôle et toujours bienveillant! Sinon on se fait des copains partout où l’on va ! Et puis on rappelle des souvenirs aux gens. C’est souvent qu’on entend « Ohhh j’avais la même quand j’étais jeune ! » Alors on leur propose de faire un tour ! Les gens ont le sourire quand il nous croise sur la route, même si on les ralentit !

Les membres du Satanis languissent déjà cet été pour pouvoir ressortir leurs bécanes et partir pour le festival vintage Rock’a’bylette. Au programme : parades de mobylettes, courses de brouettes et lancé de pantoufles ! L’occasion d’y retrouver, toujours dans une ambiance fraternelle, ceux pour qui et par qui la vie serait éternellement une belle partie de rigolade !